Des responsables à divers niveaux avaient, à de multiples reprises, prévenues que faute de réaliser une transition entre l’usage de ces ressources et celles des énergies renouvelables, à l’horizon 2022, l’Algérie n’aura plus la capacité d’exporter son gaz, dont la consommation interne a littéralement explosé, atteignant à la fin de 2020, les 50 000 milliards de mètres cubes.
Pour M. Khelih, pour pouvoir remettre le chantier des énergies renouvelables sur les rails, il y a nécessité d’en assurer une gestion centralisée et, d’autre part, de se pencher sur les raisons qui ont empêché l’application d’articles de la loi de 2002 libéralisant la production d’électricité, parmi lesquels, relève-t-il, ceux relatifs aux énergies renouvelables « n’ont jamais été appliqués ».
Impliquant, implicitement, l’entreprise Sonelgaz, « l’acteur majeur » du projet, l’invité l’appelle à se « mettre à jour, afin qu’on puisse redémarrer celui-ci. Il explique que la totalité des programmes réalisés, à ce jour, par cette dernière, n'ont, à ce jour, pas excédé les 22 mégawatts, l’accusant d’avoir “ plombé beaucoup de chemins ”.
Revenant en arrière, l’Invité explique que le programme initial des énergies renouvelables, prévu pour produire les 4 000 mégawatts d’électricité escomptés avait été “ éclatée ” en centrales de 500 mégawatts chacune, nécessitant des moyens de financement globaux de l’ordre de 3,5 à 4 millions de dollars, s’interrogeant de savoir si le pays a, aujourd’hui, les moyens de mobiliser de telles sommes pour un tel projet.
Messaoud Khelif : le programme initial de production de 4.000 mégawatts tirés de l'énergie solaire "a été plombé".
Proclamée, en 2011, priorité nationale, le chantier de la transition énergétique n’a cessé, depuis, d’être confronté à des blocages divers, engendrant d’importants retards qui ont sérieusement entravé sa mise en œuvre. En réaction, le Premier ministre a, samedi, réclamé un rappor
